La marche correspond à un mode de déplacement au cours duquel au moins un pied reste en contact avec le sol en permanence, ce qui la distingue de la course.
Le cycle de marche se décompose en différentes phases successives :
Un pas mesure en moyenne environ 60 cm chez l’homme, avec des variations selon la taille, la longueur du pied et le sexe (généralement légèrement inférieur chez la femme).
L’angle d’ouverture des pieds à la marche, appelé angle de Fick, est en moyenne de 30°.
Le mouvement débute par :
Puis :
Le premier contact avec le sol se fait par le talon.
Activité musculaire :
Les muscles releveurs du pied, notamment le tibial antérieur et les extenseurs des orteils, diminuent progressivement leur activité pour accompagner la mise en charge.
L’ensemble de la plante du pied entre en contact avec le sol.
Activité musculaire :
Les muscles sont globalement en semi relâchement.
Seuls les muscles stabilisateurs assurent le maintien :
Le triceps sural (mollet) commence ensuite à se contracter, entraînant le décollement du talon.
L’appui se fait sur l’avant-pied puis sur les orteils.
Activité musculaire :
Les fléchisseurs des orteils, notamment :
se contractent pour assurer la propulsion du corps vers l’avant.
En fin de phase, ces muscles se relâchent rapidement afin de permettre le passage du pied en phase oscillante.
La marche ne concerne pas uniquement les membres inférieurs. Elle s’accompagne de mouvements globaux (économie d'énergie + équilibre) :
Contrairement à la marche, la course se caractérise par l’absence de double appui.
Elle comporte trois phases :
Les contraintes mécaniques sont importantes :
Cette foulée nécessite généralement des chaussures avec amorti talonnier.
Elle se rapproche de la course pieds nus et ne comporte que deux phases :
L’amorti est assuré par la flexion coordonnée de la cheville et du genou, limitant l’impact au sol.
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